4 août 2013

Tiki La Haye


Les bistrots et les restaurants entourant les grandes place européennes se suivent et se ressemblent. Cafés servant de la cuisine locale, restos italiens, pubs irlandais... on nage pas mal tout le temps dans les mêmes eaux.

Sur la grande place de La Haye, par contre, il y a une exception vraiment exotique: le VaVoom, un bar tiki format poche que j’ai visité pendant mon dernier voyage en Europe.

 C’est un toute petit bar décoré dans le style «tiki kitsh». À l’intérieur, il y a pas mal juste assez d’espace pour un grand bar «fini bambou» en forme de demi-lune. Mais il y a aussi un petit coin lounge et un tiki format géant qui monte la garde près de l’entrée.


On ne parle pas d’un «temple tiki», mais il ne faut pas être trop regardant. Les endroits où on peut déguster un cocktail exotique sont plutôt rares dans ce coin de l’Europe.

J’ai trouvé ceux du VaVoom très honnêtes. J’ai pris un Mai Tai qui m’a semblé réunir tous les bons ingrédients... sauf la glace pilée. On y avait plutôt mis des cubes de glace et ça donnait une boisson moins diluée et un peu trop intense.

C’est le deuxième bar tiki que je visite au Pays-Bas. Et je pense que ça complète ma «tournée» des établissements du genre dans ce pays-là. En Europe, la mode tiki a surtout essaimé en Angleterre, en Allemagne et, bizarrement, en Espagne. Bizarrement parce que je vois moins l’intérêt de s’enfermer dans un bar simulant les îles des mers du sud dans un pays de soleil et de farniente. Mais je ne demanderais pas mieux de tenter l’expérience moi-même! 

7 juil. 2013

Jazz au Café Griffintown


 Si je retourne vivre à Montréal un jour, c’est certain que je vais m’installer quelque part dans le sud-ouest. Dans la Petite Bourgogne ou dans Griffintown. J’aime beaucoup tout ce coin-là et je ne suis pas le seul. C’est un secteur de Montréal en plein essor.

J’aime entre autres  ce coin-là pour ces restaurants. Le dernier que j’ai découvert est le Café Griffintown sur la rue Notre-Dame.

J’y suis allé parce que c’est  un resto où il y a du jazz les jeudis, vendredis et samedis. Le samedi où on est allé faire notre tour, c’était un trio de jeunes musiciens menés par le bassiste Antoine Pelegrin qui animait la soirée. On les a trouvé très bons.

L’endroit est propice à écouter du jazz. Avec son piano, ses murs de briques et sa cuisine ouverte, le resto est à la fois dépouillé et chaleureux.

Dans beaucoup de restaurants où il y a du jazz, la bouffe ne mérite pas qu’on s’y attarde. Ce n’est pas le cas au Café Griffintown où on mange plutôt bien. Ma blonde a bien aimé son homard. Et j’ai bien aimé ma soupe de poisson et mon «mixed grill» - un assortiment de viandes et de légumes arrivant dans un plateau chaud. 

Cela dit, j’ai surtout été impressionné par la carte des cocktails. Elle est plutôt vaste et contient plusieurs vrais bons cocktails. Des classiques comme le Manhattan et le Old Fashioned. Des obscurs  comme le Negroni et le Boulevardier. Et mêmes des exotiques comme le Singapore Sling et le Dark n’Stormy. 

J’ai testé ces deux là et j’ai été agréablement surpris. Le Singapore Sling était parfait. Et le Dark n’Stormy préparé avec de la bière au gingembre maison était meilleur que ceux que je me fais à la maison. 

Par contre, ma blonde a pris un Mint Julep qui n’était pas du tout un Mint Julep... mais plutôt un verre de wiskhy dans lequel flottait quelques glaçons et un peu de menthe. Alors elle s'est rattrapé en pigeant dans mon Singapore Sling...





Fiston, lui, «savourait» son Nintendo DS pendant que moi je sirotais mon Dark n'Stormy. Chacun son poison... 

En résumé, voilà un endroit où je vais sûrement retourné pour entendre de la musique. 



27 juin 2013

Terrasse jazz à Sainte-Anne-de-Bellevue


Le rendez-vous jazz de l’été dans l’ouest de l’île, c’est le dimanche après-midi sur la terrasse du café Herb’s à Sainte-Anne-de-Bellevue.

J’ai toujours trouvé que ce minuscule bistro possédait terrasse la plus agréable à Sainte-Anne. J’ai constaté dimanche dernier que l’endroit est encore plus agréable avec de la bonne musique. 

C’est le jeune guitariste Nicolas Lanctôt et «ses amis» qui étaient d’office sur la terrasse, comme ils le seront tous les dimanches de l’été de 15h à 18h. Il y avait un ami qui jouait du saxophone et un ami qui jouait du clavier. Et ça donnait du jazz que j’ai eu beaucoup de plaisir à écouter en sirotant un thé glacé... puis un mojito. 

Certain que je vais répéter l’expérience plusieurs fois cet été. Pis je vais amener du monde...

Il y a souvent des petits spectacles à l'intérieur au café Herb's. «Petit» parce que l'endroit est vraiment minuscule. J'ai vu Kimberley Beyea cet hiver et c'était comme avoir chanteuse dans son salon. 

Il y avait beaucoup de monde et beaucoup de bateaux de plaisance à Sainte-Anne ce dimanche-là. Il règnait sur le boardwalk en vraie ambiance de vacances. Tant mieux parce que c’est un des rares endroits où il y a de l’animation dans le West Island. 

13 juin 2013

Le tour du Jardin... Nelson


Quand on énumère les endroits où on peut attendre du jazz live à Montréal, on ne pense pas souvent au Jardin Nelson – sans doute parce que ce restaurant, comme le reste du Vieux Montréal, attire surtout les touristes.

N’empêche, le Jardin Nelson est un des rares établissements montréalais où il y a des musiciens jazz à l’œuvre sept jours sur sept.

Je suis allé faire un tour au Jardin Nelson il y a quelques jours parce que je cherchais un endroit où sortir et entendre de la musique avec fiston Arthur. Et j’ai trouvé l’endroit... presque paradisiaque.

«Paradisiaque» parce que la cour intérieure du Jardin Nelson est l’une des plus belles terrasses à Montréal. Avec ses beaux murs de pierres, ses multiples niveaux et ses grands parasols qui se déploient pour nous protéger du soleil ou de la pluie, cet oasis urbain nous transporte ailleurs. 
«Presque» parce qu’une touche de raffinement supplémentaire ne ferait pas de tort. On est assis à dans des chaises en plastique. Et la bouffe est correcte, sans plus.

Côté cocktail, je vous conseille le Caïpirinha. Celui qu’on m’a servi descendait très bien. Et ma blonde vous recommanderait sûrement le martini au concombre et à la coriandre qu’elle a pris... deux fois.

Le Jardin Nelson n’est pas un endroit pour les vrais dingues de jazz. Si je me fie à ce que j’ai entendu, les musiciens se contentent de «créer de l’ambiance» en jouant des classiques tout ce qu’il y a de plus accessible.

C’est normal, étant donnée la clientèle. On a eu droit à un saxophoniste accompagné par un trio basse-batterie-piano qui «faisait le travail», comme dirait Rodger Brulotte. Mais je ne pense pas qu’on doive aller là en s’attendant à vivre une grande expérience musicale.

Avis aux Montréalais: pour vous sentir «en vacances» dans votre propre ville, le Jardin Nelson est difficile à battre. Surtout pour le meilleur... mais aussi un peu pour le pire.

12 mai 2013

Une sortie à Huntingdon



L’autre jour, je suis allé voir un spectacle de Jordan Officer dans un endroit particulier: Grove Hall à Huntingdon.

C’est une salle de spectacle installée dans une ancienne église dissimulée derrière un bâtiment commercial, dans le centre-ville d’Huntingdon.

L’église a été construite en 1861 et a été convertie en salle de spectacle il y a quelques mois. C’est un joli bâtiment en pierre entouré d’un magnifique espace vert donnant sur la rivière Châteauguay.

Si je comprends bien, c’est un couple qui a racheté le bâtiment et en a fait un centre culturel privé. On ne peut que les saluer pour ça...

C’est assez particulier d’aller «vieiller» à Huntingdon. Mettons que c’est plutôt tranquille. Durant l’entracte du spectacle, on s’est promené dans le centre-ville où régnait un calme presque total. Et on était un samedi soir!

Jordan Officer a longtemps été la guitariste de la chanteuse de jazz Susie Arioli. Comme tête d’affiche, il donne plutôt dans le rythm and blues et d’autres styles connexes comme le western swing. 

Il chante convenablement, mais il donne surtout un show de guitare électrique. Son jeu est original et inventif... mais disons qu’il faut aimer la guitare parce que c’est elle la vraie vedette du spectacle. 


5 mai 2013

Du jazz à la Maison Trestler


Jeudi dernier, je suis allé entendre la chanteuse de jazz Virginie Cummins à la Maison Trestler de Vaudreuil-Dorion. C’était le premier de trois spectacles de jazz présentés à cet endroit ce printemps.

À la Maison Trestler,  les concerts on lieu dans un genre de hall pouvant accueillir 140 personnes. C’est un assez bel endroit pour entendre de la musique.

La maison elle-même date du début de 18ième siècle et c’est un impressionnant bâtiment de pierres dans laquelle j’ai eu du plaisir à me promener. J’ai trouvé qu’il faisait pas mal chaud dans le hall où avait lieu le spectacle, par contre. Et on est juste au mois de mai!

Virginie Cummins est une chanteuse avec une voix riche et suave. J’ai bien aimé ses interprétations de standards jazz... et un peu moins aimé quand elle a fait des chansons plus pop. La voix est toujours juste et accrocheuse. Mais une chanson pop, ça reste une chanson pop. C’est un filon moins riche à miner. Mais bon, c’est une question de goût.

Cela dit, cette fille-là a l’air d’être allumée sur ce qui se  passe dans le monde du jazz. Elle a parlé de Cyrille Aimée, une chanteuse française qui fait sensation en ce moment aux États-Unis.

Ce n’était pas mon premier spectacle à la Maison Trestler. Il y a quelques semaines, je suis allé voir le violoniste Sergeï Trofanov jouer de la musique tzigane et russe, accompagné par sa femme au piano. 

C’était un brunch du dimanche et j’ai bien aimé la formule. On a pu amener fiston Arthur et il a écouté plusieurs morceaux avant de réclamer sa console de jeu vidéo!

Ce jeudi, c’est le groupe Men in Jazz qui est à la Maison Trestler. Et le jeudi suivant, c’est la chanteuse Jewell McKenzie.

1 avr. 2013

Du jazz au Clarendon


La fin de semaine que je viens de passer à Québec m’a donné l’occasion de découvrir un autre endroit où entendre du jazz dans la ville du maire Labaume: le lounge du vénérable hôtel Clarendon, en plein coeur du Vieux-Québec. 

Premier constat: l’endroit mériterait une cure de rajeunissement qui lui rendrait tout son lustre d’antan. C’est parfait que le décor soit vieillot, en particulier pour assister un spectacle de jazz. Mais pour qu’on se sente vraiment transporté dans les années 40, il faudrait qu’on sente un peu moins la patine des années. Et que la carte des cocktails contiennent davantage de grands classiques comme le Old Fashioned ou le Manhattan. 

J’ai quand même bien aimé les gros fauteuils confortables entourant la plupart des tables et les grandes baies vitrées donnant sur l’hôtel de ville de Québec. Et j’ai tout simplement adoré le récital que nous ont livrée la chanteuse Gabrielle Shonk et le guitariste Jessy Caron.

Mademoiselle Shonk manie sa voix comme un virtuose manie son instrument. Et son acolyte l’accompagne avec brio et inventivité. Incroyable qu’un humble duo arrive à créer une expérience musicale aussi captivante.

J’ai aussi aimé leur répertoire composé de standards de jazz... pas trop standards. Bien sûr, ils ont joué quelques airs qu’on entend très souvent comme Corcovado ou Fever. Mais j’ai aussi découvert plusieurs chansons que je n’avais jamais entendues.

En ce moment, il y a du jazz au Clarendon les vendredis et samedis soirs de 21 heures à minuit. Excellente façon de passer une soirée dans le Vieux-Québec.