19 mai 2012

La Réunion à Manhattan



Combien peut-il y en avoir de bars à New-York? Aucune idée mais le chiffre doit être astronomique.

Lors de mon dernier voyage là-bas, j’en ai visité un qu’on ne peut pas vraiment qualifié de «tiki»... mais qui nous met quand même dans l’ambiance des mers du sud: le Reunion Bar.

C’est un bar dans le style «cabane de surf» situé dans le quartier Hell’s Kitchen. Qui est facile à repérer parce qu’il y a ce gros surf jaune et cette chaise de maître-nageur à l’entrée.

Le bar lui-même se trouve dans un sous-sol. J’ai bien aimé la décoration. Il y a des feuilles de tôle ondulée suspendue au plafond pour donner l’impression qu’on se trouve dans un «surf shack» en Californie. Il y a plusieurs planches de surf accrochée ça et là. Et bien sûr, le comptoir du bar est fait avec une planche.



Je m’attendais à un petit bar tranquille, mais c’était animé quand je suis allé faire mon tour. Tellement animé que c’était un peu étrange de siroter un verre tout seul au comptoir. Bref, c’est plus le genre d’endroit où il faut aller faire la fête en groupe.

Je vais me souvenir de visite au Renuion Bar pour une raison : c’est là que j’ai goûté mon premier Blood and Sand, un cocktail qui réussit l’exploit de contenir du scotch et de faire «tropical».

Ce cocktail a été inventé dans les années 20 et doit son nom à un film de corrida mettant en vedette Rudolph Valentino. Scotch, jus d’orange, Cherry Heering et vermouth rouge forment une combinaison à la fois étonnante et parfaite. Que je ne peux pas reporduire chez moi parce qu’il n’y a pas moyen d’acheter de Cherry Heerring  au Québec. 

27 avr. 2012

Repérez la lanterne


J’ai fait un voyage à New-York il y a quelques semaines et j’ai visité un merveilleux bar à cocktails: le Lantern's Keep, qui est caché à l’intérieur de l’hôtel Iroquois, à deux pas de Time Square.

 Je dis «caché» parce que le bar est presque aussi discret qu’un «speakeasy» du temps de la Prohibition. Aucune enseigne ne signale son existence sur la rue. Il faut plutôt repérer cette lanterne.


Quand elle est allumée, le bar est ouvert.

Le bar occupe un tout petit espace décoré à la manière d’un salon français de la fin des années 1900. C’est un petit paradis pour les amateurs de mixologie. Les cocktails de la maison sont originaux et excellents. Et il y a aussi des classiques au menus.

 Le comptoir du bar a l’air d’un atelier d’alchimiste tellement il est chargé de flacons et d’instruments.


Je suis tombé sur un soir animé: le bar fêtait son premier anniversaire et étaient bondé. Mais j’ai quand même pu m’installer au comptoir et regarder aller la barman qui était d’office et qui travaillait à une vitesse hallucinante – en préparant parfois deux ou trois cocktails à la fois.

Une bonne adresse dans le secteur de Time Square où il n’y a pas beaucoup de bars dans ce genre-là.

7 avr. 2012

Jazz et «Mai Tai» au Café Les Entretiens

L’autre soir, je suis allé souper en solo au Café Les Entretiens parce que j’avais le goût d’écouter du jazz.

Il y a des musiciens du mercredi au samedi dans ce café-bistro de la rue Laurier où je n’avais pas mis les pieds depuis mes années d’université. Ça commence à 19h30 sauf le dimanche où c’est à 18h.

C’est un endroit sympathique et j’ai passé un agréable moment assis au comptoir, à deux pas du pianiste et du contrebassiste qui se chargeaient de la musique. C’était du jazz d’ambiance, qu’on écoute en jasant quand on a quelqu’un avec qui jaser. J’imagine que c’est comme ça tous les soirs parce que c’est un resto où l’ambiance est pas mal plus à la jasette qu’à l’écoute attentive. Après tout, ça s’appelle Les Entretiens...

Il avait un «Mai Tai» sur le menu cocktail et je me suis fait un devoir d’en commander un même si je savais très bien que je n’aurais pas droit à «la vraie affaire».

J’ai eu a surprise de me faire servir un cocktail à étages...

Une couche de grenadine, une couche de jus d’ananas dilué avec du club soda et une couche de rhum blanc mélangé avec du curaçao bleu. Rien à voir avec un vrai Mai Tai, mais quand même buvable.

Les Entretiens est aussi un des rares endroits à Montréal où on peut bruncher en écoutant du jazz le samedi et le dimanche à partir de 11h30. Excellente idée que j’ai très envie d’essayer en famille.

1 avr. 2012

Un Collins à l'anglaise

L’autre jour, dans une épicerie spécialisée en produits britanniques, j’ai acheté un cordial de sureau.

C’est un sirop sucré aromatisé à la fleur de sureau qui est couramment utilisé pour faire des cocktails. Je m’en suis servi aujourd’hui pour me bricoler un...

British Collins

-1 ½ onze de gin
-3/4 onze de jus de citron
-1/2 oz de cordial de sureau
-1/4 oz de sirop de sucre
-Deux ou trois tranches de concombres
-Club soda


Suffit d’écraser le concombre dans le fond de son shaker avec le jus de citron et les sirops. On ajoute ensuite le gin puis on agite avec des clubs de glace. On filtre ensuite dans un verre rempli de cubes de glace.

Moi en tout cas, ça me donne l’impression de me retrouver dans un jardin anglais où il pousse des concombres.

Voici le cordial que j'ai acheté au cas où vous voudriez en faire autant...

24 mars 2012

J'ai accouché d'un bâtard

N’écoutant que ma frustration de ne pas trouver de vraie bonne bière de gingembre près de chez moi, j’ai inventé mon premier cocktail, l’autre soir, en m’inspirant trè largement du Suffering Bastard. J’ai tout simplement repris la recette de ce cocktail classique en remplaçant la bière de gingembre par un ingrédient local: la bière d’épinette.

Comme le veut la tradition quand on modifie légèrement un cocktail pour en inventer un autre, j’ai donné à ma création un nom qui évoque son illustre ancêtre. Alors voici le...

Maudit Bâtard

-1 oz de gin
-1 oz de brandy
-1/2 oz de cordial à la lime Rose’s
-Deux traits d’amer Angostura
-Un dé de gingembre frais
-4 oz de bière d’épinette Marco


On commence par piler le gingembre au fond de son shaker avec le cordial pour obtenir un genre de sirop parfumé au gingembre. On ajoute ensuite le gin, le brandy et l'amer, puis on agite avec des cubes de glace. Et finalement, on verse dans un grand verre et on allonge avec la bière.

Je suis assez content de l'idée d'utiliser du gingembre frais. C’est plutôt doux, la bière d’épinette, et le gingembre ajoute un peu de piquant et de caractère à l’ensemble.

Je n’avais jamais goûté à de la bière d’épinette Marco avant d’en acheter à mon IGA pour essayer mon idée. C’est un bon produit avec un goût frais et un belle effervescence. Je pense que c'est assez facile d'en trouver dans la région de Montréal.

Avertissement: il faut se méfier quand on ouvre sa bouteille. La mienne m'a explosé à la figure parce que j'ai déclenché le mécanisme d'ouverture sans retenir le bouchon. C'est comme une bouteille de champagne. Il y a beaucoup de pression à l'intérieur et il faut s'arranger pour que ça sorte doucement...

19 mars 2012

Une famille de bâtards

Durant la Deuxième Guerre Mondiale, il y avait au Caire un barman qui était une célébrité locale. Joe Scialom, un juif d'origine britannique né en Égypte, tenait le bar du très luxueux hôtel Shepheard où se retrouvaient les officiers britanniques en poste au Caire.

C’est pour eux que Joe a crée le cocktail qui fait qu’on parle encore de lui aujourd’hui. Un cocktail qui porte un nom fantastique. Le...

Suffering Bastard

-1 oz de gin
-1 oz de brandy
-1/2 oz de cordial à la lime Rose’s
-2 traits d’amer Angostura
-4 oz de bière de gingembre



On passe les quatre premiers ingrédients au shaker avec des cubes de glace puis on verse dans une grand verre. Puis on allonge avec la bière de gingembre.

Ce dernier ingrédient n'est pas facile à trouver au Québec. Il faut de la vraie bière de gingembre, corsée et piquante, pour que le cocktail marche. Avec du soda au gingembre Canada Dry, ça goûte pas mal le Sprite.

La bière de gingembre n’est pas vraiment une bière et ne contient pas d’alcool. C’est juste une forme plus intense du soda au gingembre. J’ai trouvé de la Old Jamaica, l’autre jour, chez Bramble House, un magasin spécialisé dans les produits d’origine britannique situé à Pointe-Claire.

Joe Scialom a créé deux autres versions de son cocktail en y ajoutant de l’alcool. Il y a le Dying Bastard, qui contient une onze de bourbon supplémentaire. Et il y a le Dead Bastard, qui contient aussi une onze de rhum blanc. Personnellement, c’est cette dernière version que je préfère parce que je la trouve plus rafraîchissante. Mais c’était juste des idées que je me fais parce que l’alcool me monte à la tête...

18 mars 2012

Un Mai Tai pour la Saint-Patrick

Aujourd’hui, sans faire exprès, je me suis fait un Mai Tai assez vert pour fêter la Saint-Patrick. Le truc, c’est d’utiliser du curaçao bleu. Avec les autres ingréidents, ça donne une teinte aqua qui tire davantage sur le vert que sur le bleu.

Mai Tai de la Saint-Patrick

-2 oz de rhum brun
-1 oz de jus de lime frais
-1/2 oz de curaçao bleu
-1/4 oz de sirop de sucre
-1/4 oz d’orgeat


À boire à la santé des Irlandais....