24 févr. 2012

En Schooner vers les îles...

Un schooner, c’est un genre de grand voilier. Vous pouvez en voir un en... examinant une pièce de 10 sous. Le jadis très célèbre Bluenose, qui a échoué sur nos pièces de 10 cents en 1937, était un schooner originaire de la Nouvelle-Écosse.

Un Schooner, c’est aussi un cocktail tiki contenant un ingrédient inhabituel: du porto.

J’ai reçu trois petites bouteilles de porto à Noël et je me suis tout de suite mis à la recherche de cocktails utilisant cet ingrédient-là. Dans la grande famille tiki, je n’en ai trouvé qu'un seul...


Schooner

-2 oz de porto
-1/2 oz de rhum blanc
-1/2 oz de rhum 151
- 1 1/2 oz de nectar de papaye
-1 oz de jus de lime
-1 oz de jus de citron
-1 oz de sirop de sucre


On agite tout ça avec de la glace pilée puis on verse dans un grand verre. On sert ensuite avec des pailles.

Si vous aimez la sangria, vous allez sans doute aimer ce cocktail. Le goût est similaire et très agréable.

Je n’ai pas trouvé de nectar de papaye à mon supermarché. Alors je me suis rabattu sur du jus de papaye Ceres... qui contient principalement du jus de poire si je me fie à la liste d’ingrédients sur la boîte. Je l’ai goûté tel quel et je ne l’ai pas trouvé fameux. Mais il me semble «faire la job» dans le cocktail.

Je ne peux pas vous dire grand-chose sur le Schooner à part qu’il a été crée en 1955 dans un restaurant de Seattle, le Four Winds. C’était un restaurant installé à bord d’un ancien traversier.

22 févr. 2012

Connaissez-vous Tom Collins?

L’autre jour, j’ai bu un très bon Tom Collins... dans un restaurant Saint-Hubert.

Ce n’est pas un exploit parce que le Tom Collins est un cocktail très facile à faire. Mais ça m’est arrivé souvent de me faire servir des cocktails infects dans des restaurants. Alors je dis bravo à Saint-Hubert pour son Tom Collins. Mais pas pour son Zombie que j’ai goûté une fois et qui ne vaut pas grand-chose.

Mais revenons au Tom Collins. C’est un très vieux cocktail qui va comme suit...

Tom Collins

-1 1/2 oz de gin
-3/4 oz de jus de citron
-Une cuillérée à thé de sucre ou ¾ oz de sirop de sucre
-Club Soda


On met le gin, le jus de citron et le sucre dans son shaker et on agite avec de la glace. On filtre ensuite le mélange dans un verre Collins rempli de glace. Puis on allonge avec le club soda jusqu’à ce que le verre soit rempli à ras bord.

Difficile de faire plus simple. Et pourtant, le Tom Collins est une petite merveille. Le citron et sucre s’équilibrent et font ressortir la saveur subtile du gin. J’ai été conquis dès la première gorgée.

Le Tom Collins a donné naissance à toute une famille de cocktail. En mettant du whisky à la place du gin, on obtient un John Collins. Avec de la tequila, un Juan Collins. Et avec du rhum, un Ron Collins.

Autre possibilité : ajouter un fruit en l’écrasant au fond de son shaker. Deux ou trois framboises font très bien l’affaire, mais je préfère… une tranche de concombre. Ça peut paraître bizarre mais ça marche parfaitement.

6 févr. 2012

Mon cocktail musical préféré

Grâce à Mad Men et à ma soudaine passion pour le mouvement tiki, j’ai fait quantité de découvertes musicales au cours des deux dernières années. J’écoute maintenant du jazz, de l’exotica, du surf rock et même du Elvis.

Mon coup de cœur numéro 1 dans tout ça, c’est un album que j’ai le goût de comparer à un cocktail. Comme le Manhattan, il réunit deux ingrédients originaires de deux pays différents: l’Américain Frank Sinatra et le Brésilien Antonio-Carlos Jobim.

Sinatra c’était «The Voice» et un interprète inspiré. Jobim c’était un compositeur génial et un des inventeurs de la Bossa Nova. Ensemble, ils ont enregistré 20 chansons à la fin des années 60 – des compositions de Jobim et quelques standards américains. On retrouve tout ce matériel sur l’album Sinatra/Jobim: The Complete Reprise Recordings, qui est un véritable délice du début à la fin.

Cette collaboration-là a aussi été immortalisé dans un «TV spécial» qu’il faut regarder juste pour voir Sinatra fumer la cigarette en chantant. Si vous voulez voir c’est quoi avoir de la classe...

31 janv. 2012

Distillerie tiki

La Distillerie, ce n’est pas seulement une chaîne de trois bars servant de bons cocktails dans une ambiance festive où je n'ai jamais mis les pieds. C’est aussi un site Web débordant d’information sur le monde des cocktails. On y trouve depuis peu la première édition du magazine virtuel L’Alambic, qui fait une large place à la culture tiki.

À lire notamment: un portrait de Jeff Beachbum Berry, l’Indiana Jones des cocktails tiki. Ce gars-là a ressuscité le Zombie et plusieurs autres cocktails tikis en retrouvant leurs recettes originales qu’on croyait perdues à jamais.

J’ai surtout été content d’apprendre que la Distillerie No 2, sur la rue Mont-Royal, possède un petit bar tropical où on peut boire un Mai Tai ou un Hurricane à l’ombre d’un auvent en chaume et sous le regard de deux masques tiki.

Va falloir que j’aille essayer ça...

28 janv. 2012

Un cocktail à Tremblant

J’ai passé un week-end à Tremblant il y a quelques temps et j’ai trouvé un bar où on peut prendre un cocktail à l’abri de l’ambiance survolté qui règne ailleurs dans la station. Il s’agit du Nansen Lounge, le bar de l’hôtel Fairmount de Tremblant.

C’est un bar élégant où un gars en costume noir jouait du piano le soir où j’étais là. J’ai passé la soirée seul au bar, mais il y a avait pas mal de monde dans les jolis fauteuils qui meublent le lounge.

Les cocktails que j’ai pris étaient bons. Pas géniaux, mais corrects. Ce qui a fait ma soirée, c’est que le barman avait de la «ginger beer» d’origine ontarienne avec un bon goût piquant. J’en ai profité pour me faire préparer un Dark n’Stormy.

C’est un cocktail originaire des Bermudes simple mais savoureux... quand on le fait avec de la ginger beer qui a de l’allure. Alors qu’avec du soda au gingembre ordinaire, c’est très ordinaire.

Dark n’Stormy

-2 oz de rhum brun
-4 oz de ginger beer
-1/2 oz de jus de lime


Remplir un grand verre de glaçon puis ajouter tous les ingrédients et mélanger. C’est pas plus compliqué que ça.

Je suis allé en vacances aux Bermudes il y a quelques années. Et je n'avais pas pris de Dark n'Stormy parce que je ne connaissais absolument rien aux cocktails à cette époque-là. J'ai été bien content de pouvoir me reprendre à Tremblant.

19 janv. 2012

Puka Punch

Le Tiki-Ti est un légendaire bar tiki de Los Angeles où je n’aurais probablement jamais la chance de boire un verre. Mais à tout le moins, je peux me consoler en me préparant un de leur cocktail à la maison : le Puka Punch. Quand j’ai la patience parce que la liste des ingrédients ne finit plus...

Puka Punch

-1 oz de rhum blanc
-1 oz de rhum ambrée
-3/4 oz de rhum brun
-1oz de jus de lime
-3/4 oz de jus d’orange
-3/4oz de jus d’ananas
-3/4 oz de sirop de fruit de la passion
-1/2 oz de miel
-1/4 oz de falernum
-1 trait d’amer Angostura
-8 oz de glace pilée
-3/4 oz rhum 151


Suffit de mettre tous les ingrédients à l’exception du 151 dans son mélangeur électrique et de mélanger à vitesse maximum pendant cinq secondes. On verse ensuite dans un grand verre et on fait flotter le rhum 151 à la surface du cocktail.

Ça donne un élixir fantastique avec une saveur à la fois complexe et harmonieuse. Un cocktail tiki digne de ce nom est un véritable «symphonie de saveurs» et le Puka Punch répond parfaitement à cette description.

Ceux qui trouvent ça plus simple de sauter dans un avion et d’aller boire un Puka Punch au Tiki-Ti vont être déçus: le bar ne sert plus ce cocktail. Ils étaient trop compliqué à faire!

Le Tiki-Ti a ouvert en 1961 et n’a presque pas changé depuis. C’est un tout petit bar avec douze tabourets, quelques tables... et 86 cocktails exotiques sur son menu. Son fondateur, Ray Buhen, a converti en bar le magasin de violons de son beau-père. Méchant changement de vocation!


14 janv. 2012

Mint Julep hivernal

Comme c’était la tempête l’autre soir, j’ai décidé de manger en ville pour m’épargner le trafic et je me suis ramassé au restaurant Le Boucan – un «smokehouse» où on peut déguster des spécialités du sud des États-Unis comme les côtes levées, le poulet BBQ et le porc effiloché.

J’en ai profité pour boire le cocktail emblématique de cette région des États-Unis: le Mint Julep. Un mélange de Bourbon, de sucre et de feuilles de menthe qui se boit à la tonne au Derby du Kentucky – entre autre occasions.

J’ai été impressionné par la carte de cocktails de ce petit restaurant au décor rustique et à la cuisine costaude. Il y avait plusieurs concoctions qui me tentaient.

On m'a servi mon Mint Julep dans le le gobelet de métal traditionnel et il était excellent – même s’il était fait avec des cubes de glace plutôt que de la glace pilé comme le veut la tradition.

Le Mint Julep est un cocktail qu’on peut très bien se faire à la maison... à condition d’avoir du bourbon et la patience de concasser de la glace...

Mint Julep

-2 oz de Bourbon
-Une dizaine feuilles de menthe
-1/2 oz de sirop de sucre
-glace finement pilée


Pour concasser ma glace, je place mes cubes dans un sac de tissu que j’ai acheté dans un magasin bon marché et je les pulvérise à coup de maillet de bois. C’est une vraie méthode de barman qui donne de très bons résultats. On peut aussi mettre ses cubes dans une serviette à vaisselle et frapper dessus avec un rouleau à pâte ou n’importe quel autre objet contondant.

Pour faire le Mint Julep, on commence par mettre les feuilles de menthe et le sirop de sucre dans un verre puis on presse délicatement avec son pilon pour que la menthe relâche sa saveur. Ensuite, on remplit ensuite son verre de glace pilée, on ajoute le bourbon et on brasse pour que ça refroidisse. Puis on ajoute de la glace jusqu’à former un «comble» au dessus du verre et on sert décoré d’une tige de menthe et avec une paille.

Voici mon barman préféré qui prépare un Mint Julep en récitant un poème à la gloire de ce cocktail. Je lui envie son gros maillet...